Discours du candidat Cotrel, 23 mars 2014 à Grézillé

Discours pour le meeting du 23 mars à Grézillé dans le cadre de la campagne municipale.

1 Présentation

(Le présentateur chauffe un peu la salle et envoie la pub.)
Pub : Une hôtesse arrive sur scène et sort un bulletin de vote.
Musique. « Le dimanche 23 Mars, faites le geste essentiel, votez COTREL! »
Le présentateur : « Et tout de suite, le candidat du Parti de Campagne pour Grézillé 2014… FRANCOIS COTREL !!! »
(Arrivée du candidat par derrière. Musique de meeting. Il est entouré de ses gardes du corps. Il essaie de serrer des mains, jovial, mais les trois cerbères qui l’accompagnent empêche le public d’approcher.)

2 Intro

François COTREL, installé derrière le pupitre : « Merci Bonjour à toutes et à tous.
Campagnardes, campagnards, beaux habitants de notre chère commune de Grézillé, je vous remercie d’être venu… »
(Un conseiller de com intervient et lui parle à l’oreille. Il se rassoit.)

François COTREL : « Excusez mon erreur. Heureusement que mon conseiller de communication veille au grain. Je voulais dire, bien entendu : Chers habitants de notre belle commune de Grézillé, merci d’être venu en si grand nombre pour le dernier meeting de cette campagne municipale.

S’engager en politique n’est pas chose aisée. Mais quand on se sent porté par tout un parti, uni dans l’intérêt du bien commun alors cela devient la plus belle des missions.

Dans un monde idéal où tout le monde serait chef de soi-même et où les décisions seraient prises lors de grande assemblées populaires, j’aurais aimé être un participant anonyme de ce fonctionnement ;
Mais nous ne sommes pas au pays de mon vieil ami Casimir. A Grézillé en ce moment, on serait même plus proche du grand fossé d’Astérix ! Oui, je sais, ces références peuvent paraître osées mais un peu de culture ne nuit jamais.

Le constat local est amère. Le liens social s’est effiloché. Grézillé a perdu sa joie de vivre. Où sont passé les rires d’enfants ?
Cette ville, qui nous est commune, perdrait son âme et nous resterions là sans rien faire ? C’en était trop pour moi! Mon sens civique n’a fait qu’un tour. Peut-être deux si je ne passe pas se dimanche mais pas plus!
Devant l’urgence de la situation et la fin de mes allocations chômage, j’ai décidé de m’engager sous mon nom en politique pour briguer le job de Maire de Grézillé.

Je connais l’importance de l’action municipale dans la vie de chacun. Elle peut transformer la ville, impulser des dynamiques citoyennes,
Mais le cap qu’elle devrait suivre serait de tisser le lien social en son sein.
C’est pourquoi je vous propose de redessiner Grézillé en pensant d’abord aux échanges entre les humains qui l’habitent.

3 Réaménagement du centre ville

Je pense que notre centre ville a besoin d’une vision harmonieuse, globale et à long terme de son développement. La démographie grézilloise est en pleine progression depuis la fin des années 90 mais le bourg n’évolue pas. (voir schéma)
Le relais de la source Ste Anne ne devrait pas être vendue. C’est ma conviction profonde. Quand une mairie possède une belle bâtisse en plein centre, elle se doit de la valoriser. J’ai avancé quelques idées sur les activités que ce lieu pourrait abriter. Une épicerie avec des produits de première nécessité et des produits locaux variés. Et les producteurs foisonnent dans les environs. Fromage de chèvre, pain, légumes, jus de pommes, bière, vin, de l’artisanat…
Sur notre commune, il y a de plus en plus de talents et de compétences. Il faut mettre les habitants en relation. Nous pourrions trouver à proximité ce dont nous avons besoin et que notre voisin peut nous apporter. Un maire se doit d’encourager ces échanges.

Le plan d’eau est une des sept merveilles de Grézillé. Il nous faut le développer en gardant sa particularité. Avec un peu d’imagination et de brouzoufs, il pourrait être mieux exploité. L’idée de mettre un potager communal et un parcours botanique sur les zones humides en face du court de tennis me semble de nature à utiliser l’espace d’une façon saine pour les échanges humains. Les enfants des écoles soumis à la réforme des rythmes scolaires pourraient apprendre le travail de la terre soutenus par des tuteurs seniors qui transmettraient leur savoir. Ils nous incombe de leur donner les moyens de nouer des liens avec nos jeunes pousses.
Nous pourrions aussi transformer le terrain de tennis qui ne sert plus et qui demanderait beaucoup de frais pour être jouable en terrain multisports collectifs comme le foot, le basket ou le hand. Investissement : Deux panneaux de basket, deux petit buts de hand, un peu de peinture une légère réfection du sol et le tour est joué. Les sports collectifs d’extérieur permettent de jouer à plusieurs sans équipement autre qu’un ballon. Ils permettent de jouer ensemble assez librement, d’intégrer un autre joueur à n’importe quel moment. Contrairement au tennis qui ne se joue qu’à deux ou quatre et si t’as pas ta raquette, tu peux juste faire arbitre.
Nous devrions investir dans des jeux de plein aire pour les enfants.
On me dit : « C’est compliqué parce que ça coûte cher avec les normes de sécurité actuelles… »
Moi je dis : « Nous pouvons offrir ça aux enfants de la commune ! » Ce sont des choix dans la politique municipale. Les finances de la ville sont saines, l’argent existe. Grézillé doit retrouver son âme d’enfant.
Un bourg sans enfant est un bourg qui se meurt!

Dans la même veine, j’avais l’idée de créer un club de boxe dans la salle des lavandières pour tenter canaliser la poussée de violence que connaît notre ville. Il faut essayer de récupérer tous ces gosses des quartiers défavorisés qui traînent sans but.
Cette campagne vise loin et je n’oublie pas que si nous arrivons à endiguer l’exil des jeunes, ils seront les électeurs de demain et les portes de l’avenir nous seront ouvertes en grand.

Imaginez l’après midi d’un enfant grézillois. Après avoir enlevé les mauvaises herbes du potager, cueilli des radis et complété son herbier avec ses camarades de classe, il rentre chez lui, pose son cartable, prend un goûté puis file au plan d’eau pour jouer au basket avec ses copains. (rires d’enfants qui jouent) Ils s’amuse une heure puis passe acheter du pain et du lait à l’épicerie. Il en profite pour feuilleter quelques BD et emprunte un livre à la bibliothèque avant de rentrer chez lui. Il doit préparer ses affaires pour son cours de curling, salle des Lavandières…
C’est une vision…

4 Les idées appellent les idées

Dans un contexte économique morose, il nous faut de l’imagination et des idées pour soutenir des projets innovants. Et les idées appellent les idées. C’est la raison pour laquelle je pose concrètement des idées sur la table car elles font avancer la réflexion. Elles font naître d’autres idées qui seront meilleurs ou complémentaires. Toutes les idées font avancer le débat. C’est pourquoi je serai un maire ouvert au dialogue… »

(Un mec dans la foule) : « Ben moi justement je suis pas trop d’accord avec cette proposition, là de vouloir faire une épicerie…  »

(Il tente de monter à la tribune mais les gardes du corps l’en empêche et le remettent à sa place. COTREL descend et les replace à leur poste.)

François Cotrel : « Mais non, monsieur, je ne prétends pas avoir le monopole des idées. Tiens d’ailleurs, l’autre jour un ami habitant le bourg me disait après avoir lu mon programme : « C’est pas ça qu’il faudrait faire. C’est un bar sur la place de l’église, dans la salle des tilleuls par exemple. »
Voilà une idée qu’elle est sympathique. On serait bien, là en fin de journée à boire un coup avec les copains avant d’aller à une réunion publique de préparation du prochain conseil municipale dans la bibliothèque de la Source !
Brassons, brassons les propositions, discutons, décidons !

De la même façon nous avons un grand terrain en herbe en plein milieu du bourg, qui a jadis servi de terrain de foot. Et bien une fois élu, je lancerai une grande consultation populaire pour recueillir les propositions des habitants de la commune. C’est moins cher qu’une étude et plus démocratique.

5 Le symbole de l’ampoule

Pour toutes ces raisons, j’ai choisi une ampoule qui s’allume, ou qui grésille, comme symbole de cette campagne. La lumière est créatrice de vie. Elle est là, partout, impalpable et pourtant tellement présente !
Elle change l’atmosphère, transfigure les lieux. »

(Le candidat déclenche un light show qui crépite au son d’une musique funky. Des fans se mettent à danser.) Une fille s’approche trop du pupitre : « Aahhh, je kiff trop grave oh oui. »
Les deux gardes du corps la stoppe net : « Mademoiselle, vous restez calme maintenant, et vous vous tenez correctement. C’est pas une discothèque ici, c’est un meeting politique ! » Ils sont un peu trop fermes. Le candidat descend, essaie de les raisonner « On ne peut pas brutaliser les gens comme ça. Attention, ce sont des électeurs. Laissez-la exprimer sa joie. »
Garde du corps : « Nous, c’est pas de débordement, la sécurité avant tout ! Mieux vaut en faire trop que de laisser une forcenée attenter à votre vie ! Elle, il fallait la maîtriser !»
COTREL ‘ « C’est surtout vos nerfs qu’il faudrait maîtriser les gars. (il leur glisse discrètement quelques billets) Tenez et restez tranquilles. »

Mon ambition est d’élargir ce symbole à toute la ville et de faire vibrer la lumière du clocher de l’église, de la faire grésiller. Que cette vibration, telle une flamme au cœur des hommes puisse porter l’espoir de lendemains carrément poilants. Imaginez le visiteur cherchant sa route et qui pour s’orienter, voit cette palpitation lumineuse lui indiquer le chemin. « Regarde, là bas, c’est Grézillé ! » L’approche de notre ville se ferait sur un jeu de mot et l’image d’une bougie géante !

6 Politique culturelle

Mais le symbole n’est qu’une façade. Il appelle au développement d’une politique culturelle ouverte et novatrice. Je propose d’inclure au maximum la population dans la décoration du bourg. Des ateliers seront mis en place tout au long de l’année avec les enfants en heures périscolaires, et leur ouvriraient un accès à l’urbanisme, à l’architecture, aux arts plastiques… Ils s’approprieraient leur ville comme peu d’enfants ont pu le faire jusque là.
Nous pourrions ouvrir un calendrier culturel participatif pour organiser des événements publiques. J’ai moi même quelques propositions à ce sujet comme par exemple ranimer la fanfare de Grézillé, proposer des bals folkloriques sur de grands planchers avec de la musique acoustique. Tout le monde danserait.
Nous pourrions organiser un championnat du monde de sculpture et laisser naître des œuvres, éphémère ou non, embellir notre ville, et attirer des milliers de touristes cultivés qui feront tourner les commerces.
Chaque année au plan d’eau, une grande fête gratuite sera offerte avec un spectacle son et lumières couronné d’un feux d’artifices et pour finir un concert géant de Claude François, non, pas son sosie mais le vrai en chaire et en os !

(Les conseillés en communication interviennent.) « Claude François, ça va pas être possible, il est mort » ; »
COTREL: « Claude François, mort. Mon dieu mais c’est affreux. J’ai vu son sosie pas plus tard que y’a six ans à la fête du plan d’eau. Bon alors Frédéric François ? Non, quasi mort aussi. François Valéry ? Non, ça y’est je sais : Stromae, ce serait formidable ! »
(Les conseillers reviennent vers lui et lui font signe d’atterrir et de revenir à la réalité. Le candidat se ressaisit et change de braquet, beaucoup plus posé.)

« Mes conseillers en communication me soufflent que pour pour assurer notre rayonnement culturel, il faudrait commencer par relancer les rendez-vous troglo à notre échelle pour faire découvrir les merveilleux sites troglodytiques qui parsèment notre commune. Agrémentés de concerts, de spectacles et de visites guidées, ces moments de partage nous donnerons aussi l’occasion de rencontrer du monde, de faire jaillir les projets.

Il faut inventer le tourisme de proximité et avoir des proposition culturelles régulières pour fidéliser nos voisins.

7 Économie en développement.

Toute cette activité générerait des rentrées d’argent considérables pour les producteurs locaux, pour les associations et pour la commune. Nous pourrions alors réinvestir dans des équipements et infrastructures à la mesure de nos ambitions. Si travaillons avec des cabinets de consulting pour produire des études efficaces nous apportant des diagnostiques et des bases de données spécifiques pour développer des chartes, des franchises et des appellations contrôlées, alors nos dividendes sur les plus valus du buisness généré nous permettrons à long terme de conquérir une grande part de l’attractivité régionale en matière de tourisme et d’éco reponsabilité participative.
Et nous pouvons commencer à investir dès aujourd’hui car je peux vous dire que j’ai mis le nez dans les comptes de la commune. Et bien figurez vous qu’ils ne se portent pas mal du tout, avec par exemple pour 2012, un excédant de l’exercice de 71 millions 840 mille euros !!! Vous vous rendez compte ?

(Un conseiller de com s’approche et lui souffle à l’oreille qu’il s’est trompé et se rassoit.)

COTREL : « Oui, bien sûr, 71 mille 840 euros, bien sûr, mais ça n’est qu’un début. J’en ai entendu ça et là dans les médias qui mettaient mes compétences économiques en doute ou dire que je n’avais pas la carrure de Maire. Mais je leur dit : « Attentions, messieurs les journalistes, vous n’entendez pas la voix du peuple.

Selon le dernier sondage IPSO FACTO paru hier et réalisé sur un échantillon de cinq personnes représentatives de la population grézilloise, j’arrive en tête du scrutin avec 100 pour 100 des suffrages. Non, messieurs les journalistes, vous ne ferez pas mentir la rue ! »

(Des fans un peu trop excités donnent de la voix et l’un d’eux essaie de serrer la main du candidat. Les gardes du corps lui font une clé de bras et l’immobilise. Le candidat descend de son pupitre et leur demande de le lâcher.) « ça va pas les gars ou quoi ? Vous faites du zèle ou vous êtes sur les nerfs ? Ces gens sont sensé voter pour moi dimanche alors ne les abîmez pas. (il leur glisse à chacun un billet de 500 dans la poche et les remet en place)

8 Moi, Maire de Grézillé

« Moi, maire de Grézillé, je laisserai à chacun le droit de prendre la place qu’il mérite.
Moi, Maire de Grézillé, je vous donnerai des outils pour tisser ce lien social régénérant et enrichissant.
Moi, Maire de Grézillé, je ne laisserai personne isolé sans internet et sans eau potable. Moi, Maire de Grézillé, j’envisagerai Grézillé à l’horizon 2026 comme une vigie qui aperçoit la terre et montre le cap !

9 Grézillé horizon 2026

Campagnards, campagnardes, je vois un jour nouveau s’éveiller sur la ville. La période des grands travaux est déjà lancé depuis une mandature engendrant une macro croissance économique locale. Le bourg avec son centre piéton est foisonnant et riche de réalisations laissant les voitures contourner la ville par la rocade. Il est temps de développer le plan d’eau pour en faire une base de loisir a dimension européenne. Il nous faudra ensuite maîtriser les transports en commun pour désenclaver Grézillé. Je proposerai à la communauté de commune la construction du premier Métroglodyte reliant Grézillé à Gennes, avec des wagons trains fantôme pour les touristes.
Toutes ces infrastructures seront gourmandes en électricité, aussi je prévoirai d’implanter un parc d’éoliennes décorées par des artistes de renom et deux stations de panneaux solaires dans des champs peu rentables. Puis nous miserons sur le chauffage au méthane. Tous nos fumiers, lisiers, purins, cacas, compost seront retraités dans une unité de méthanisation pour en retirer le précieux gaz. Parce que nous à Grézillé, on a pas de pétrole mais on en a dans le ventre !
Nous deviendrions autonaume et pourrions générer encore plus de profit pour investir encore et Grézillé deviendrait la capitale universelle de l’éconogie, nouveau concept misant sur le mouvement perpétuel des richesses tournant autour du nouveau centre du monde, j’ai nommé : Grézillé !!!  »

10 Mauvais conseils

(Les conseillers de com se précipitent sur lui, l’entourent et le sermonnent.)
COTREL : « Comment ça on ne peut pas dire ça ? Non mais j’en ai marre, arrêtez ! On a le droit de rêver un peu, non ? Autrement c’est trop sérieux. Moi tout ce tintouin à la base, j’étais pas trop pour… »
La conseillère : « OK, c’est fini, tu salue et on rentre. »
COTREL : « Ah mais non mais non. Je ne suis pas d’accord ! J’ai encore plein de choses à dire. Sur la cantine par exemple. »
Le conseiller : « Pas la cantine, on avait dit pas la cantine. »
COTREL : « Et bien si, je parlerai de la cantine. Et vous, vous êtes viré. (Il leur glisse un billet de 500 euros dans la poche) Prenez vos frais de déplacement et allez consulter un médecin, ça fera le plus grand bien à tout le monde. »

11 Politique sincère

« Moi, je voulais faire de la politique pour parler simplement des problèmes et tenter d’y trouver des solutions humanistes.
Je voulais parler de la cantine et vous raconter comment ma fille, à force d’insistance, a réussi à me faire venir pour assister à un de leur repas. Leur repas, si vous aviez vu…Une barquette plastique blanche pour dix. Les frites arrivent toutes molles et sans sel. Les plats en sauce ont l’air d’être déjà digérés…Rien qu’à cette vue mon estomac s’est contracté, le tout dans une fureur sonore de cris d’enfants déchaînés. Ces quelques minutes à la cantine m’ont littéralement abattus.
Comment peut-on laisser nos propres enfants manger ce dont nous ne voudrions pas ?
Je sais que c’est très compliqué de fournir des plats préparés sur place mais si une volonté politique était clairement affichée pour trouver des solutions en incluant les parents d’élèves et leurs propositions, alors je suis sûr que nous pourrions trouver une solutions à ce dégradant état de fait. »

Un spectateur crie : « Ouais, c’est vrai, elle est infâme cette cantine. Ça fait six ans que les parents demandent un vrai restaurant scolaire mais personne n’est entendu… »
Tout en parlant, il se rapproche du pupitre : « Il faut une cantine Bio avec des produits locaux ! »
les deux gardes du corps l’alpaguent et lui intiment de la fermer quand le candidat intervient.
COTREL : « Non mais vous deux vous êtes vraiment des nids à embrouille ! On vous paye pour assurer ma sécurité et vous allez finir par me faire haïr par toute la population. C’est bon, rentrez chez vous, vous aussi, je crois qu’on est tout à fait capable d’échanger des idées sans vous ! »
(Le tristissime adagio de Barber s’insinue et crée une nappe mélodique.)
« Échanger des idées, créer du liens à travers des projets simples et fous, inciter à la curiosité, à la découverte de l’autre, à l’expression de soi-même. Pour moi c’est ça la politique. Faire preuve d’une empathie bienveillante pour ses administrés, comprendre leur positions, leurs réactions, leurs peurs, leurs passions… Les aider à s’épanouir au mieux dans un monde difficile à cerner. Sortir des sentiers battus et oser des expérimentations sociales créatives… »

(Il descend voir le DJ) : « Ça ne va pas là, c’est trop larmoyant après je pars dans des envolées lyriques incontrôlées et je dis n’importe quoi. » (le DJ fait la gueule et enlève le son ne laissant tourner que le bruit d’un sillon)
« Nan c’est vrai, je crois qu’on peut se parler simplement, sans tous ces artifices.

C’est vrai qu’on peut discuter, débattre mais il ne faut jamais se prendre trop au sérieux. N’oublions jamais de nous amuser à ce grand jeu de la vie.
Voilà, je suis là tout nu, devant vous.
C’est la fin d’une bonne petite blague…mais peut-être le début d’une grosse…
Allez merci à tous d’être venu et d’avoir tenu jusque là.

12 Épilogue

Un dernier mot sur les comptes du Parti de Campagne : Tous les voyants sont au rouge. Pour soutenir notre action et rembourser les frais de campagne vous pouvez faire des dons honnête… Je veux dire par là que vous ne pourrez rien déduire de vos impôts, contrairement aux dons fait pour le trou de l’UMP dont 66 pour 100 étaient à déduire des impôts… L’état et les contribuables ont donc payé une bonne poignée de millions à ce grand parti pour organiser des meeting mégalomaniaques surfacturés.
Mais avec le parti de campagne, pas de soucis : c’est un don clair et net qui n’engage que vous.
Pour ceux qui veulent, en échange, je dédicacerai des affichettes de la campagne à l’intérieur.
Mais en attendant, nous vous offrons le verre de l’amitié tout de suite.

Vive la rue publique et vive l’enfance ! »

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