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Système Digestif

Vers un système global de nature moins indigeste.
Nous sommes tous un système digestif !
Pour extraire l’énergie et produire les nutriments nécessaires à notre survie, il nous faut ingérer, digérer et éliminer les déchets non nutritifs. Vous l’aurez compris, le tube digestif est en contact permanent avec l’environnement.
Au-delà de sa fonction nutritive, l’appareil digestif possède d’autres attributs de taille, à savoir : Un rôle de défense de l’organisme et un rôle endocrinien.
Ainsi, alimentation, agriculture, environnement, santé et gestion des déchets sont intimement liés et appartiennent au même corps lexical.
(Nous vous invitons là à un voyage gastrique dont la première étape se trouve être la bouche, je vous laisse par vous-même envisager la suite.)

La bouche
:
Pour une politique de terroir plus qu’une politique de tiroir.
Si nous sommes ce que nous absorbons, l’agriculture occupe une place prépondérante au cœur de notre système. En effet, notre territoire se doit de se tourner davantage vers une culture vivrière, loin des diktats des politiques de rendement imposées à des échelles incohérentes.
Pour le rétablissement d’un label public d’AOC crédible et fiable, en accord avec sa fonction originelle comprenant des exigences de qualité, d’authenticité, de diversité, de responsabilité dans une perspective d’agriculture durable et solidaire.
Nous ne revendiquons pas le suivi d’un cahier des charges mais souhaitons un cahier d’idéal, sorte de fil d’Ariane.
Pour la remise en cause de l’utilisation systéma
tique de la chimie de synthèse (désherbants, pesticides, etc…) et dans la même logique des OGM ou autres chimères (semences hybrides F1, brevetage du vivant).
Non seulement ces techniques ont été déployées systématiquement au mépris duprincipe de précaution, mais elles prétendent remplacer par des artifices humain des équilibres naturels complexes, créant en réalité des cascades de nouveau déséquilibres et toxicités.
Pour s’affairer à une véritable refonte de la SAFER visant à garantir l’installation d’une agriculture paysanne de production davantage qu’une agriculture industrielle spéculative et de surproduction.
Pour des conditions d’abattage respectant la dignité animale en favorisant l’abattage mobile.
Objectif : en finir avec l’acheminement, parfois dans des conditions atroces, des bêtes vers les abattoirs industriels, tout en respectant les normes sanitaires.
Pour le développement d’une agriculture urbaine visant à désenclaver les villes et assurer davantage leur autonomie alimentaire.
Pour un étiquetage couleur des produits clair et visible garantissant au consommacteur l’éthique du producteur et la traçabilité du produit consommé.
Pour le court-circuitage des filières de distribution longues et coûteuses à bien des égards.
Pour que les efforts de recherche soient portés sur les alternatives au tout chimique ou génétique, sur les cultures intégrées, et soient soumis à l’éthique de l’AOC refondée, pour des solutions durables dans le respect du biotope de l’humanité. Pour la création d’un comité d’éthique à cet effet.
L’intestin
:
«Avoir le ventre noué», « Se mettre la rate au court-bouillon », « Se faire de la bile »… Bien avant que la réalité scientifique ne leur donne raison (l’intestin, notre «deuxième cerveau»), les expressions populaires mettaient en avant le lien étroit entre notre ventre et nos émotions, nos émotions et notre santé.
Pour l’établissement de cultures orientées vers le bien-être en facilitant l’installation d’herboristes (producteurs) et de surcroit en reconnaissant les formations diplômantes d’herboristerie au niveau thérapeutique pour une plus large variété de plantes.
Pour une promotion des médecines dites alternatives telles que la naturopathie, acupuncture, phytothérapie, ostéopathie et tant d’autres avec une réelle prise en charge des soins. Le but étant de gérer en amont les patients afin de désengorger des hôpitaux aujourd’hui saturés.
Pour un numérus clausus des médecins en cohérence avec les besoins des territoires, fixé par exemple au niveau académique afin d’éviter la désertification médicale.
Pour favoriser la mobilité des médecins et/ou des patients afin d’assurer une véritable équité en terme de soins au regard de l’isolement d’une population vieillissante ou à mobilité réduite.
Pour la création de véritables espaces de mixité intergénérationnelle et coopératifs afin que nos vieux ne deviennent pas des marchandises.
Pour un véritable suivi des usagers face aux risques et conséquences des comportements addictifs (tabac, alcool, médicaments, jeux, écrans…)
.
Pour une législation moins hypocrite quant à la détresse sexuelle et son accompagnement avec par exemple la mise en place de réseau légaux d’assistance.
Pour le retour de dispensaires où l’on promulguerait des soins gratuitement aux plus démunis à l’heure où le régime social français tend davantage vers la privatisation et l’exclusion.
Pour une véritable politique de prévention et de recherche quant aux effets des perturbateurs endocriniens sur la santé et sur l’environnement.
Le rectum
:
Une fois la pilule digérée, un bon transit garantit par une alimentation saine et respectueuse de l’environnement, il ne nous reste plus qu’à rendre à la terre ce qu’elle nous à donner. On parlera là de gestion des déchets.
Pour la mise en place de points de collectes d’engrais organiques, dans le but de dynamiser des sols appauvris en agriculture, mais aussi en les valorisant (méthanisation, chauffage collectif…).
Pour la mise en place de maisons de la récup’ à l’entrée de chaque déchetterie afin de sélectionner et réparer les objets méritant une seconde vie, ainsi nous viendrions à la déchetterie non plus seulement pour jeter mais aussi pour prendre ce dont l’on pourrait
avoir besoin.
Pourla création de points de distribution anti-gaspillage où l’on trouverait des denrées consommables (légumes écartés à cause de leur apparence, produits aux dates dépassées mais propre à la consommation) destinées à la poubelle où l’on pourrait prendre gratuitement ce que l’on veut sur le principe du prix libre et déposer ce que l’on peut.
Pour la mise en place d’un réseau de transports roulant aux huiles végétales recyclées obtenues dans les nombreux restaurants du territoire.
Pour faire de l’écoconception la règle en termes de construction (bâtiments et produits manufacturés) plutôt que l’exception.
Pour favoriser le compostage individuel et collectif.
Pour une généralisation des consignes sur le verre et pour une véritable proposition de produits en vrac (afin d’éviter les emballages inutiles) dans les grandes et moyennes surfaces ainsi que dans les commerces de proximité.
Pour la promotion du lagunage et de la phyto-épuration dans le traitement des eaux usées.
Contre l’obsolescence programmée, véritable fléau pour la planète et ses habitants.
Pour que ce voyage gastrique se termine au fond d’une toilette sèche plutôt que dans une cuvette d’eau potable !

 

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